Le vannage est l’étape qui permet de séparer les fèves de cacao torréfiées en deux flux distincts : le grué de cacao, qui servira à fabriquer le chocolat, et les coques, qui sont éliminées. Un vannage bien réalisé permet d’obtenir un grué pur tout en limitant les pertes de matière première. Le processus de vannage des fèves de cacao semble simple à première vue : concasser, tamiser et séparer par aspiration d’air. Mais son efficacité dépend de la manière dont ces trois étapes sont réglées et coordonnées. Ce guide vous présente l’ensemble du processus, étape par étape.
Où commence le processus de vannage des fèves de cacao ?
Le processus de vannage des fèves de cacao commence avant même la mise en mouvement de l’air. Les fèves torréfiées et refroidies sont introduites dans un concasseur, qui les brise suffisamment pour détacher les coques du grué qu’elles contiennent. L’objectif n’est pas de broyer les fèves, mais d’ouvrir les coques tout en conservant le grué en morceaux aussi gros et intacts que possible.

La granulométrie après concassage détermine en grande partie l’efficacité des étapes suivantes. Si le concassage est trop grossier, les coques restent attachées au grué, ce qui complique leur séparation. À l’inverse, un concassage trop fin génère des particules fines de grué, difficiles à distinguer des fragments de coque. Ces particules risquent alors d’être entraînées dans les déchets, ce qui augmente les pertes de matière première. Les lignes de traitement les plus efficaces règlent le concassage de manière à ouvrir les coques sans pulvériser le grué, puis acheminent le mélange vers le tamisage.
Concassage et vannage des fèves de cacao : tamisage et séparation par air
Après le concassage, le mélange de grué et de coques passe par deux étapes complémentaires : le tamisage, puis la séparation par air.
- Tamisage : le tamisage répartit le mélange concassé en différentes fractions granulométriques. Il est en effet plus facile de séparer le grué des coques lorsque les particules traitées présentent des tailles similaires. Un tamis à plusieurs étages répartit les matières en différentes catégories, chacune pouvant ensuite être traitée avec un réglage d’air adapté.
- Séparation par air : cette étape utilise un flux d’air contrôlé pour entraîner les coques légères et les séparer du grué plus lourd. Grâce à leur différence de densité, les coques sont emportées par le courant d’air, tandis que le grué tombe et rejoint le flux de produit.

C’est à ce stade que le concassage et le vannage des fèves de cacao forment une opération continue. Une machine permettant de régler le débit d’air pour chaque fraction granulométrique peut maintenir une séparation efficace avec différentes variétés de fèves. À l’inverse, un flux d’air fixe peut perdre en efficacité lorsque les caractéristiques des matières premières changent. Pour choisir un équipement, il est donc essentiel de considérer le concassage et le vannage des fèves de cacao comme deux opérations complémentaires, plutôt que comme deux étapes indépendantes. C’est précisément pourquoi le concasseur et vanneuse de fèves de cacao sont réunis dans une seule unité, au lieu d’utiliser un concasseur alimentant une vanneuse séparée.
Les deux indicateurs qui mesurent la qualité du vannage
Deux taux permettent d’évaluer la qualité du vannage. Ils mesurent deux aspects différents et doivent être interprétés dans des sens opposés :
- Taux de coques dans le grué : il s’agit de l’indicateur de pureté du produit. Il mesure la proportion de coques présentes dans le grué obtenu. Les coques résiduelles peuvent altérer les caractéristiques de la masse de cacao et augmenter sa teneur en fibres indésirables.
- Taux de grué dans les coques : il s’agit de l’indicateur de rendement matière. Il mesure la quantité de grué encore présente dans le flux de coques rejetées. Chaque point de pourcentage représente du cacao acheté qui est perdu au lieu d’être valorisé.
Les systèmes de vannage de Gelgoog sont conçus pour maintenir ces deux taux à un niveau faible. Les capacités de traitement indiquées sont de 500 et 1 000 kg/h, avec un taux de coques dans le grué inférieur à 2 % et un taux de grué dans les coques inférieur à 2 %. La proportion de grué dont la granulométrie est supérieure à 1,0 mm atteint 96 %.
Le modèle de 500 kg/h présente une puissance installée de 7,5 kW et des dimensions de 7 500 × 2 800 × 3 500 mm. Le modèle de 1 000 kg/h présente une puissance de 9,5 kW et des dimensions de 8 500 × 3 400 × 4 000 mm. Pour les installations de plus petite capacité, un modèle de 300 kg/h est également disponible.
Lorsque vous comparez plusieurs fournisseurs, demandez toujours les deux taux de séparation ainsi que les conditions dans lesquelles ils ont été mesurés : origine des fèves, teneur en humidité et taille du lot traité. Sans ces précisions, un chiffre annoncé ne suffit pas à démontrer les performances réelles de la machine.
En définitive, la maîtrise du processus de vannage des fèves de cacao repose sur ces deux indicateurs : il ne suffit pas de rechercher une capacité de traitement élevée, il faut également obtenir un grué propre tout en limitant les pertes de matière première.

Quelle est la place du vannage dans la chaîne de transformation du cacao ?
Le vannage ne fonctionne pas de manière isolée. Il se situe entre le torréfacteur, en amont, et le broyeur, en aval. La capacité de la vanneuse n’est pertinente que si elle est compatible avec celle des autres équipements de la ligne.
- En amont : le torréfacteur détermine le volume de matière disponible. Une vanneuse dont la capacité dépasse largement le débit régulier du torréfacteur risque de fonctionner en sous-charge.
- En aval : le broyeur détermine les besoins en grué. La capacité de la vanneuse doit donc correspondre au débit que l’étape suivante peut réellement absorber.
- Autour de la machine : vérifiez si les fèves insuffisamment concassées sont automatiquement renvoyées vers le concasseur et où sont collectées les coques et les poussières. Ces deux éléments influencent le débit réel de la ligne sur une journée complète de production.
Le processus de vannage des fèves de cacao peut sembler secondaire sur un schéma de production, mais il détermine en partie si le transformateur valorise pleinement le cacao acheté ou perd discrètement une partie de sa matière première.
Pour obtenir un grué propre et régulier, il faut concasser les fèves de manière à ouvrir les coques, tamiser le mélange en différentes fractions granulométriques, séparer les coques grâce à un flux d’air correctement réglé, puis surveiller les deux indicateurs de séparation. Cette approche permet à la vanneuse de fournir un grué de qualité tout au long des cycles de production.